Description
Il est de retour, le partenaire loyal de nos mélancoliques soirées d’introspection. L’onirisme doux-amer qui se dégage de la musique de Julien Pras trouve son inspiration dans une littérature anglophone constellée de songe et de fantaisie. Tandis que ses accords décrivent une nécessaire évasion, sa voix aérienne se réfugie dans un cocon de spleen. Personnage discret et authentique de la scène indé pop bordelaise, Julien Pras s’est illustré en officiant au sein de Pull, Calc ou encore Victory Hall. Il tient aujourd’hui le rôle de chanteur-guitariste dans le trio heavy rock Mars Red Sky. C’est en 2010 que débute sa véritable carrière solo avec la sortie de Southern Kind Of Slang, son tout premier album. A l’image des plus talentueux songwriters Nord-américains tels que Elliott Smith, Sean Lennon ou encore Brian Wilson, le Bordelais livre un album parfaitement ciselé, où la tristesse est sublimée par de touchantes ballades, de subtils arrangements. Enveloppé de langueur et de mystère, Shady Hollow Circus sort trois ans plus tard. Son titre est emprunté au quartier dans lequel il a vécu étant enfant, aux Etats-Unis. Ce grand pays de la liberté d’expression demeure pour Julien Pras un pont réconfortant vers son propre univers : la folk psyché. Criant aperçu des possibilités poétiques de son compositeur, l’album “Wintershed” (Yotanka, 2017) naît en hiver,
alors que le chauffage ne fonctionne plus et que le froid oblige le guitariste à faire de nombreuses pauses pour se réchauffer les doigts. Julien Pras construit un ensemble organique, naturel et pur : « on a volontairement laissé des bruits de pièces, résonances naturelles ou autres, s’inviter dans l’ensemble, sans vouloir tout nettoyer
et aseptiser. ». Minor Fall brise un long silence avec une sortie prévue près de 9 ans après son dernier opus. La mélancolie dentelée des accords fait écho à une éloquence maîtrisée, avec plusieurs niveaux d’interprétation. L’écriture se montre délicate tandis que chaque arpège semble façonné avec précision. JULIEN PRAS manie les mots avec autant d’agilité qu’il associe les notes et invite ainsi à une douce introspection. Le chant doublé crée une proximité fragile, envoûtante, et les harmonies vocales ne sont pas sans rappeler les compositions de Paul McCartney, George Harrison ou encore de Brian Wilson (The Beach Boys). Un véritable travail d’orfèvre est opéré sur le songwriting, propulsant les 11 morceaux du disque dans un écrin pop folk intimiste, sensible et vibrant.






