Description
The Rapture avec sa formation originale. Il représente un tournant considérable pour le groupe, et un retour au label DFA, qui les avait aidés à réaliser leur premier album, Echoes, devenu instantanément culte. L’élan et le succès des années qui ont suivi les avaient entraînés dans une spirale infernale avec les majors, pour finalement les ramener à leur point de départ. Marqués par ces expériences, ils étaient désormais libres de repousser les limites de l’imagination. C’est le regretté Philippe Zdar, membre du duo dance français Cassius et producteur pour des artistes tels que Phoenix et les Beastie Boys, qui les a guidés dans cette aventure. L’enthousiasme et la maîtrise technique de Zdar sont palpables dès les 30 premières secondes de l’album : « Sail Away » est un exutoire de cinq minutes porté par des rythmes disco, révélant un The Rapture grandiose et rayonnant. Bien sûr, les amateurs de danse trouveront leur compte (« How Deep Is Your Love » enflamme toujours les pistes de danse new-yorkaises, « Miss You » est un morceau irrésistible en mineur) mais l’impression générale est celle d’un ralentissement, d’une introspection et d’une recherche de sens et d’amour. D’où le final : « It Takes Time To Be a Man », une chanson au piano d’une sincérité touchante, qui parle de responsabilité et d’entraide. Elle ne ressemble à rien d’autre dans le répertoire de Rapture et pourtant, elle conclut l’album à la perfection. Le générique défile, le temps passe, et la musique reste essentielle.




