Description
Ali Farka Toure raconte que la première fois qu’il a entendu John Lee Hooker, il a cru que c’était un Malien. Tel un Monsieur Jourdain de la world music, il jouait donc du blues sur sa guitare électrique, discrète sans s’en rendre compte.
Cela n’a pas échappé, en revanche, à Ry Cooder, grand traqueur de cousinages musicaux à travers le monde (cf. le Buena Vista Social Club ).
Ce dernier a convié le guitariste malien à passer quelques jours en studio avec lui et des pointures du jazz et du blues comme le bassiste John Patitucci et le guitariste Clarence « Gatemouth » Brown.
Il l’a laissé, tranquillement, dérouler ses arpèges sensuels et lancer des apostrophes de sa voix grave.
On reconnaît le jeu aérien de Paris Texas, mais de loin en loin, comme on entend parfois un invité relancer la conversation pour marquer sa gratitude.
Et si, comme sur « Amandrai », Farka Toure donne l’impression de fouler les berges du Mississippi, il le fait de son plein gré, sans tomber dans le piège du pastiche ou du blues à gogo.





