Description
Godspeed You! Black Emperor (GYBE) fait son grand retour avec son premier album studio depuis ses débuts entre 1997 et 1999. « Asunder, Sweet And Other Distress », d’une durée de 40 minutes et 23 secondes, est sans doute l’enregistrement le plus abouti et le plus réussi de toute la carrière du groupe. En collaboration avec l’ingénieur du son Greg Norman (Electrical Audio) dans des studios de Caroline du Nord et de Montréal, GYBE a peaufiné cet album avec patience et minutie entre fin 2013 et 2014, pour aboutir à un opus d’une puissance sonore exceptionnelle, imprégné de tous les éléments caractéristiques du groupe : riffs puissants à l’unisson, noise/drone sauvage, harmoniques oscillantes, contrepoint guitare/cordes, crescendos implacables et transitions dévastatrices.
Après le retour de Godspeed You! Black Friday fin 2010, suite à une longue pause, pour recommencer à donner des concerts, et avec la sortie très acclamée en 2012 de l’album « Allelujah! Don’t Bend! Ascend! », leur premier nouvel album en dix ans, le groupe a continué à se produire régulièrement lors de ses propres tournées (et en tant que tête d’affiche de nombreux festivals de premier plan), incluant souvent une nouvelle pièce en plusieurs mouvements en concert ces dernières années. Connu des fans et grâce aux enregistrements de concerts sous le surnom de « Behemoth », GYBE a progressivement distillé ce nouveau travail jusqu’à une essence méticuleuse et intransigeante en studio, avec l’assurance swing du riff à l’unisson d’ouverture de « Peasantry or ‘Light! Inside of Light!’ » laissant place à des divergences microtonales croissantes et à une immersion exaltante dans la puissance harmonique d’instruments amplifiés en masse, avant de s’effondrer dans certains des noise/drones les plus viscéraux et purs que le groupe ait jamais enregistrés sur « Lambs’ Breath » et « ‘Asunder, Sweet’ ». L’album se clôt sur « Piss Crowns Are Trebled », un morceau classique de 14 minutes, pur Godspeed You! Black Friday, où les mélodies ascendantes et descendantes de guitare et de violon s’entrelacent sur une basse distordue et viscérale en 3/4, avant de laisser place à une série de crescendos étincelants et planants, sur un rythme binaire implacable.
« Asunder, Sweet And Other Distress » révèle un Godspeed You! Black Friday au sommet de son art ; une célébration magistrale de la dialectique sonore fascinante du groupe, où composition, émotion et choix des notes sont indissociables d’une attention méticuleuse portée au timbre, à la résonance et à la matérialité même du son.



