Description
Le Chant du Cygne
L’album 33 tours au cœur de ces éthiopiques [plages 2 à 11] est l’un des derniers vinyles publié en Ethiopie, mais surtout il nous paraît être le chef-d’œuvre absolu de l’Ethiopian Groove – le Chant du Cygne du Swinging Addis. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu’avait atteint la musique moderne éthiopienne avant d’être écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui signe la sanglante révolution en cours.
Ethiopie 1976.
La Révolution qui a éclaté en février 1974 avance à marche forcée. La société éthiopienne tout entière est brutalement étourdie. Les gerbes de fleurs offertes avec allégresse aux premiers tankistes du coup d’état ont très vite fané. Entre septembre 1976 et février 1978, 18 mois de Terreur Rouge (ainsi consacrée par la junte elle-même) vont ensanglanter le pays. La jeunesse estudiantine paiera le plus lourd tribut à ces vindictes fratricides. Passer d’une féodalité hors d’âge à un stalinisme primitif et cruel traumatisera pour longtemps chaque citoyen et étouffera toute velléité d’agitation, dans quelque champ de la société que ce soit. Cette glaciation durera dix-sept interminables années.
![L’album 33 tours au cœur de ces éthiopiques [plages 2 à 11] est l’un des derniers vinyles publié en Ethiopie, mais surtout il nous paraît être le chef-d’œuvre absolu de l’Ethiopian Groove – le Chant du Cygne du Swinging Addis. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu’avait atteint la musique moderne éthiopienne avant d’être écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui signe la sanglante révolution en cours.](https://groundzero.fr/wp-content/uploads/2025/12/a0830017561_10.jpg)
![L’album 33 tours au cœur de ces éthiopiques [plages 2 à 11] est l’un des derniers vinyles publié en Ethiopie, mais surtout il nous paraît être le chef-d’œuvre absolu de l’Ethiopian Groove – le Chant du Cygne du Swinging Addis. Il laisse à la postérité une idée claire du niveau de sophistication et de maîtrise qu’avait atteint la musique moderne éthiopienne avant d’être écrabouillée sous la botte militaro-stalinienne du Derg – le sigle qui signe la sanglante révolution en cours.](https://groundzero.fr/wp-content/uploads/2025/12/0041360287_10.jpg)



