Description
Avec Graceland, Paul Simon a eu l’idée géniale d’allier son écriture toujours perspicace à la musique mbaqanga, alors peu connue, d’Afrique du Sud, créant ainsi un hybride fascinant qui a su reconquérir son public de toujours et lui en attirer un nouveau.
Il est vrai que la dimension sud-africaine (y compris son aspect controversé durant l’apartheid) a constitué un puissant argument marketing et que la musique entraînante a réussi à offrir aux auditeurs cette combinaison magique : une musique inédite qui, pourtant, leur semblait familière.
Aussi éclectique que n’importe quel autre album de Simon, Graceland explore également le zydeco et un rock & roll aux accents conjunto, tout en marquant une approche lyrique nouvelle et surprenante (préfigurée dans certaines chansons de Hearts and Bones).
Simon abandonna en grande partie une approche narrative et linéaire de ses textes, préférant brosser des portraits de la vie moderne d’une grande poésie (« Diamonds on the Soles of Her Shoes »), d’une grande abstraction (« The Boy in the Bubble ») et d’une grande satire (« I Know What I Know »), souvent empreints d’images saisissantes et de formules percutantes tirées de l’actualité ou entendues dans le langage courant.



