Description
Il s’agit d’une réédition de l’album live du groupe sorti en 1981, qui marquait la fin de leur première période. À l’Electric Ballroom de Londres, Wire s’était alors lancé dans une série d’expérimentations scéniques surréalistes et dadaïstes. Le spectacle, fruit de leur résidence au Jeannetta Cochrane Theatre quatre mois plus tôt, mettait en scène, selon le chanteur et bassiste Graham Lewis, « diverses manifestations d’absurdité ».
Parmi celles-ci, on pouvait voir un drap blanc de 3,60 m sur 1,80 m, promené sur scène à l’aide de poteaux verticaux ; des instructions données à un groupe de personnes pour intervenir sur scène et masquer l’action – imitant les parasites que l’on peut voir à la télévision ; une femme tirant deux hommes perchés sur un avion gonflable ; des dômes cylindriques chauffés sur la tête des membres du groupe ; le port d’un chapeau d’apiculteur orné d’un très long voile ; le dévoilement progressif de deux très longs rouleaux couverts de symboles, et bien d’autres choses encore.
Ce n’était pas exactement ce que le public attendait, ni même ce qu’il souhaitait. De ce fait, une certaine animosité, tension et colère régnaient dans la foule. Il faut bien comprendre que ce sentiment n’était pas partagé par tous.
Certains ont par la suite déclaré avoir énormément apprécié ces pitreries, il serait donc injuste de généraliser. D’autres ont qualifié cela d’« anti-art », ce qui, selon eux, était tout à fait logique. Néanmoins, des problèmes sont survenus avec une grande partie du public. Ajoutez à cela le refus du groupe de jouer ses tubes et sa volonté de se concentrer sur des morceaux en cours d’élaboration, et les insultes ont commencé à fuser.
Par exemple, lorsque le manager du groupe, en costume et maître de cérémonie improvisé, a pris la parole après un concert : MC : « Merci… merci. Je ne sais pas quoi dire de plus.» Un spectateur : « Espèce de grosse conne !» MC : « Vous pouvez dire ça aussi. » Outre le concert à l’Electric Ballroom, Document And Witness propose également des morceaux issus d’un set standard enregistré au Notre Dame Hall en juillet 1979, ainsi qu’un titre d’un concert donné en mars de la même année, lorsque le groupe assurait la première partie de Roxy Music à Montreux (ces trois enregistrements de concerts ont été publiés individuellement dans la série Legal Bootleg de Pink Flag).
On y trouve aussi de nombreux singles, faces B et enregistrements de répétitions inédits. En résumé ?
Une compilation brillante qui, en plus de proposer de superbes morceaux de la fin de carrière de Wire comme We Meet Under Tables et Go Ahead, est totalement subversive.
En fait, le groupe non seulement s’est délecté de cette confrontation, mais en a même été galvanisé. Un incontournable pour tout fan de Wire.
Tracklist
1.1
5/10
1.2
12XU (FRAGMENT)
1.3
UNDERWATER EXPERIENCES
1.4
EVERYTHING’S GOING TO BE NICE
1.5
PIANO TUNER (KEEP STRUMMING THOSE GUITARS)
1.6
WE MEET UNDER TABLES
1.7
ZEGK HOQP
1.8
EASTERN STANDARD
1.9
INSTRUMENTAL (THROWN BOTTLE)
1.10
EELS SANG LINO
1.11
REVEALING TRADE SECRETS
1.12
AND THEN. CODA
2.1
GO AHEAD
2.2
ALLY IN EXILE
2.3
RELATIONSHIP
2.4
UNDERWATER EXPERIENCES
2.5
WITNESS TO THE FACT
2.6
2 PEOPLE IN A ROOM
2.7
OUR SWIMMER
2.8
HEARTBEAT S
2.9
OUR SWIMMER
2.10
MIDNIGHT BAHNHOF CAFE
2.11
SECOND LENGTH (OUR SWIMMER)
2.12
CATAPULT 30





