Description
1980. Fritz Zorn est mort depuis peu. Un autre jeune homme, qui a pour sa part toute la vie devant lui, livre un témoignage totalement différent de la vie culturelle zurichoise.
Sorti à l’origine en 45 tours « Stephan Eicher Spielt Noise Boys » n’est par conséquent pas vraiment un album. Il constitue en tout cas le premier témoignage discographique de son auteur.
Enregistré sur un dictaphone avec du matériel « emprunté » selon la légende (deux synthés, une boite à rythme et une pédale « big muff ») cet enregistrement est tout sauf anecdotique. Il sortira d’ailleurs de façon officielle à l’époque à la grande surprise du jeune Eicher. Pour de la musique enregistrée dans de telles conditions le résultat est carrément impressionnant. Comme son titre l’indique Eicher reprend, totalement seul, des morceaux de son premier groupe (ainsi que « Sweet Jane »). Il y a déjà tout ce qui fera son succès que ce soit avec Grauzone ou en solo à l’époque où il faisait tout tout seul.
C’est un disque fascinant qui n’a de cesse d’accentuer les motifs répétitifs jusqu’à l’hypnose. Il convoque Suicide, Daf, le vieux Cluster et le punk. Ces dix sept minutes beaucoup trop courtes qui font écho aux dix sept secondes de Cure place définitivement Zurich au centre du monde pendant quelques instants. Et pour la première fois depuis Dada ce sera pour de bonnes raisons.
Artwork By [Noise Affiches] – Peter Volkart
Artwork By [Sleeve Design] – Benoit Le Petit
Liner Notes – JBWizz Guillot
Liner Notes [Translation] – Jon Von Zelowitz
Photography – Stephan Eicher
Photography [Contact Prints] – Jürg Hafen
Written-By – Stephan Eicher (tracks: 1 to 5, 7)
Recorded on a dictaphone on September 16th, 1980.




