Description
Pendant des décennies la musique burkinabè est restée dans l ombre des musiques en provenance des pays voisins comme le Mali, la Côte d Ivoire, le Ghana ou le Bénin, plus reconnus pour leurs cultures populaires.
Avant que la Haute-Volta ne change son nom en Burkina Faso grâce au rêve de société nouvelle promue par Thomas Sankara, la musique voltaïque s est développée au cours des années ayant suivi l indépendance obtenue en 1960.
En dépit de son enclavement géographique et d une évidente précarité économique, le Burkina Faso a été le foyer d une véritable révolution culturelle au cours des années 1970, grâce à des formations comme le Volta Jazz, l Harmonie Voltaïque ou le Super Volta en passant par des artistes comme Amadou Balaké, Georges Ouedraogo, Abdoulaye Cissé ou Pierre Sandwidi.
Surnommé « le troubadour de la savane », Pierre Sandwidi est l une des grandes vedettes voltaïques à la croisée des décennies 1960 et 1970. Il est aussi l une des figures oubliées de la chanson africaine francophone, aux côtés de figures tutélaires comme Francis Bebey, G.G. Vickey, Amédée Pierre, André-Marie Tala, Pierre Tchana ou encore Mamo Lagbema.
Il est l auteur de huit 45 tours et de deux albums 33 tours, ainsi que d une poignée de cassettes. Homme de la province, il s est toujours distingué par son engagement social et des paroles souvent aux antipodes des préoccupations de son époque.
Artiste sensible et engagé, il a su s imposer comme l’une des voix voltaïques les plus singulières de sa génération. Dès ses débuts, il va imprimer une nouvelle direction à la musique moderne de son pays. Ses chansons confrontent clairement les changements sociaux en cours sous la présidence morne du Général Lamizana.





